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L’assurance emprunteur en 2015

Les tendances des taux d’emprunt immobilier 2015

Suite à une baisse progressive des taux d’emprunt depuis janvier 2014, l’été 2015 apporte un tournant au marché. Caractérisé par une légère montée des taux et des longues périodes d’attente, ce changement provoque un choc pour toute personne souhaitant réaliser son projet immobilier.

Craignant que les taux d’emprunt augmentent d’autant plus, les Français se précipitent, ce qui a comme conséquence une submersion de demande de crédit au sein des institutions bancaires. Incapables de gérer tous ces dossiers, les délais d’attente sont montés de quelques jours à plus de six semaines. Pour diminuer la demande, les banquiers augmentent les taux, espérant ainsi, que les Français se retirerontpeu à peu.

L’Observatoire Crédit Logement affirme que les taux pratiqués en août 2015 sont bien plus élevés que les taux du mois précédant, passant notamment de 2,06 % à 2,17 %, contre 1,99 % en juin 2015. Pour le financement d’un achat d’un logement neuf le taux moyen est de 2,21 % et pour l’achat dans l’immobilier ancien, il s’établit à 2,20 %.

On constate également que la durée moyenne du crédit a haussé de 209 mois en juillet à 216 mois en août. En un mois seulement, les prêts sur 25 ans ont augmenté de 18,5 % à 20,8 %. Or, bien que les taux aient augmenté depuis juin, la hausse reste modeste et se stabilise sur cette fin d‘année.

La délégation d’assurance, qu’une théorie

Bien que l’assurance emprunteur, aussi appelée assurance invalidité décès, ne soit pas obligatoire par la loi, aucune banque ne veut prendre le risque d’octroyer un crédit sans prendre ses précautions en cas de défaillance dans le remboursement de la part de l’emprunteur. Comme le dit son nom, cette assurance couvre les risques suivants : si jamais l’emprunteur ne peut plus rembourser son crédit, en cas d’invalidité ou de décès, alors c’est la société d’assurance qui prend le relais et verse la somme due à la banque. Certains emprunteurs choisissent également d’inclure la garantie perte d’emploi pour être protégés en cas de chômage.

Évidemment, l’emprunteur peut souscrire l’assurance de crédit immobilier auprès de la banque prêteuse, mais les banques sont connues pour offrir des taux bien plus élevés que les délégations d’assurance. Ainsi, afin de renforcer les droits et protections des consommateurs et de préserver la libre concurrence, la loi Lagarde (2010) et la loi Hamon (2014) interviennent et donnent à l’emprunteur la possibilité de choisir une autre assurance emprunteur, que celle proposée par la banque prêteuse et de changer l’assurance prêt en cours, pendant les premiers douze mois après signature du contrat, sans pénalité, ni frais supplémentaires.

Comme pour toute assurance de groupe, le contrat de la banque est généralisé et ne prend pas en compte le profil de l’emprunteur, contrairement à la délégation d’assurance, un contrat personnalisé et adapté aux besoins et aux attentes de l’emprunteur. De plus, grâce à la loi Lagarde, il peut diminuer la durée des remboursements via un rachat de crédit ou des renégociations et choisir un crédit amortissable ou renouvelable. D’ailleurs, l’assurance emprunteur représente environ un quart (23 %) du coût total de crédit, la délégation d’assurance, quant à elle, représente entre 6 et 11 % du coût du prêt. Ainsi, la délégation offre une meilleure couverture en garanties, avec des tarifs plus intéressants.

Et pourtant, seulement 15 % des emprunteurs souscrivent une délégation d’assurance, le reste signe le contrat groupe auprès de leur banquier. Pourquoi ? Ces lois représentent de nombreux avantages, mais par manque d’information et de temps, les emprunteurs signent plutôt le contrat de leur banque, une démarche qui leur semble plus facile et rapide. Un autre problème souvent connu par plusieurs emprunteurs est le refus non-justifié de leur banque vis-à-vis d’une délégation. Ayant un délai de 10 jours pour soit accepter soit refuser la délégation, la banque profite de son droit. Par peur de mettre en danger l’obtention du crédit, les emprunteurs intimidés signent donc le contrat de groupe. Or, une nouvelle réforme vient au secours.

Plus de transparence dans le marché de l’immobilier

Pour agir face au monopole des banques, l’APIC (Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits) et la Chambre Syndicale des Courtiers d’Assurances créent un site en ligne, qui a pour but primordiale d’informer et de conseiller les emprunteurs de leurs droits.

De plus, le Comité Consultatif du Secteur Financier confirme l’accord interbancaire le 23 janvier 2015 sur la liste de Place. Il s’agit d’une fiche standardisée d’information, mise à la disposition par le banquier, contenant des définitions légales, le coût globale de l’assurance emprunteur et les capitaux et garanties minimales à couvrir. Sur 18 critères, le banquier est tenu de choisir 11 critères, que doit remplir la délégation d’assurance. Ainsi, l’emprunteur pourra se servir de cette liste officielle comme guide afin de simplifier sa comparaison entre les différentes offres du marché. Cette nouvelle réforme sera appliquée en octobre 2015 et devrait fortifier la notion d’équivalence de garanties.

À partir d’octobre, une simulation des différentes offres du marché sera donc bien plus simple. Pour une comparaison plus proche de la réalité, un comparateur assurance emprunteur proposera un devis personnalisé et gratuit afin de trouver une bonne assurance emprunteur.

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